Recherche et Développement

Travaux de recherche réalisés dans la région (Thèses de Doctorat Vétérinaire, Stages).

1. Les pathologies dominantes et les paramètres zootechniques chez les ovins au niveau de la CR. d’Ait Ichou (2005). Réalisée par FOUGHALI Youssef et encadrée par les Prs. Oukessou & Berrag.

Résumé: La présente étude a comme objectif d’étudier les conditions d’élevage des ovins dans la commune rurale d’Ait Ichou, cercle d’Oulmès, à travers des enquêtes réalisées par entretien direct auprès d’un échantillon de 57 éleveurs. L’enquête a porté sur un effectif de 5441 têtes, soit 27,2 % de l’effectif total dans la zone. Les enquêtes ont permis de relever des informations sur la production, la reproduction et la santé des ovins. En terme de résultats, l’étude a montré que l’agriculture est dominée par un système de culture céréales- jachère et a mis en évidence l’importance de l’élevage pastoral dans la région. Les cultures céréalières et fourragères constituent les principales spéculations pratiquées dans la zone. Les animaux sont élevés en système extensif, dont la conduite de reproduction reste traditionnelle. La race ovine  exploitée est la race Timahdite.Par ailleurs, la lutte n’est pas programmée; elle aboutit  à des agnelages étalés sur toute l’année avec, toutefois, un pic en décembre- janvier, qui coïncide avec la période de soudure alimentaire. Concernant la production, les ovins sont destinés à la production de viande surtout, et la production de laine. L’engraissement proprement dit n’est pas pratiqué. De point de vue sanitaire, les avortements, les troubles respiratoires et les morts subites (entérotoxémies) constituent les principales pathologies rencontrées chez les ovins dans la région. Les autres maladies, notamment les troubles urinaires « Bouila », les problèmes nerveux et les diarrhées, surtout chez les agneaux sont relativement moins fréquentes. La mortalité des agneaux est élevée; elle est de 19,4 % en moyenne. Le nombre d’éleveurs ayant recours au traitement médical est en moyenne de 41 %, alors que l’approvisionnement en médicaments a lieu, dans 57 % des cas auprès des pharmaciens.

2. Stratégie de développement de l’élevage caprin au niveau de la CR d’Ait Ichou (2007). Réalisée par SMINI Abdellatif et encadrée par les Prs. Oukessou & Berrag.

3. Evaluation de l’introduction de la race caprine alpine au niveau du cercle d’Oulmès (2009). Réalisée par MOUKOUL Rahou et encadrée Prs. Oukessou & Araba.

Résumé : La présente étude a porté sur l’évaluation préliminaire de l’introduction de la race  caprine alpine dans la région d’Oulmès dans le cadre d’un programme de croisement d’absorption de la population autochtone. En termes d’effectif le projet a permis l’introduction de 103 boucs  de race alpine pure dans 65 élevages. Cette introduction a été faite en quatre tranches (Août 2006 ; Mars 2008 ; Août 2008 et Mars 2009).

Le travail a été essentiellement basé sur des enquêtes par entretien direct avec les membres de l’Association Amal Ait Ychou (porteur du projet) et 49 éleveurs adhérents parmi les 65 bénéficiaires à l’échelle des trois communes d’Ait Ichou, de boukachmir  et d’oulmès. Les enquêtes ont concerné essentiellement les éleveurs ayant déjà obtenu des produits de croisement (F1 et F2) et ont été axées sur l’impression générale des bénéficiaires sur le projet, les problèmes sanitaires majeurs rencontrés par ceux-ci, la conduite de la reproduction et les performances de production laitière et de croissance. Les résultats obtenus ont montré que tous les élevages concernés sont conduits selon le système extensif sur parcours constitués essentiellement par la forêt et les jachères. L’impression des bénéficiaires sur le projet est dans l’ensemble positive en dépit de la grande sensibilité des boucs aux hémoparasitoses. Parmi les 65 bénéficiaires 22 éleveurs  ont eu des produits F1 et 05 des produits F2. Le taux d’amélioration ([Effectif des  produits de la génération F1+ celui de la génération F2] / Effectif total des caprins) a varié de 0 à 94,4% selon les élevages. Pour la conduite de la reproduction, les boucs sont gardés en permanence dans le troupeau mais, en raison du caractère saisonnier marqué de leur activité sexuelle, les  chevrettages ont tendance à se concentrer sur les mois de février et mars, qui coïncident avec la disponibilité alimentaire. Par ailleurs, les taux de fertilité et de prolificité sont améliorés chez les produits de croisement. Sur le plan production laitière, les chèvres croisées (F1 et F2) ont pu satisfaire, d’une part les besoins nutritionnels de leurs chevreaux et, d’autre part, ceux des familles en lait et ses dérivés. Bien que, la majorité des produits de croisement, soit gardée pour l’amélioration des troupeaux, les revenus de certains bénéficiaires du projet sont améliorés grâce à la vente de chevreaux croisés, dont les prix sont presque le double de leurs homologues de la race locale. De point de vue sanitaire, les avortements, les entérotoxémies, les hémoparasitoses, et les pneumonies constituent les principales pathologies rencontrées, chez les caprins dans les élevages étudiés.

4. Des contraintes au développement de l’élevage caprin au niveau de la CR Ait Ichou (2009). Réalisée par ELWAHLI Younès et encadrée par les Prs. Oukessou & Bouslikhane.

Résumé : L’objectif du travail a été d’étudier la situation actuelle de l’élevage caprin, au niveau de la Commune Rurale d’Ait Ichou (Cercle d’Oulmès) et d’identifier les contraintes sanitaires majeures afin de proposer une stratégie de lutte contre les freins de son développement. La réalisation de ce travail a été basée sur des enquêtes par entretien direct auprès de 50 éleveurs dispersés sur tout le territoire de la Commune afin de dégager les principales maladies de leurs troupeaux caprins et sur les analyses sanguines et coprologiques sur 100 animaux appartenant à 10 exploitations des 50 enquêtées. Les résultats ont montré que l’élevage, au niveau de la zone d’étude, est conduit selon le système extensif sur parcours constitués essentiellement par la forêt et les jachères  et souffre de sérieux problèmes sanitaires représentés principalement par les avortements et le parasitisme. Les résultats des enquêtes, ainsi que ceux de laboratoire ont montré un taux d’avortement global de 36,29 % pendant la campagne 2008-2009 comparé à 17,12% pendant la campagne précédente et que plus que 60% des avortements étaient tardifs et rapprochés dans le temps pour les deux campagnes. Selon le numéro de gestation, la majorité des avortements a été déclarée beaucoup plus chez les multipares (70%) que chez les primipares (10%). Sur le plan sérologique, sur les 10 troupeaux étudiés, 5 (50%) se sont révélés positifs à la chlamydiose par la réaction de fixation de complément, alors que toutes les  analyses ont été négatives pour la brucellose et la toxoplasmose. Pour les parasitoses, les strongyloses respiratoires sont de loin les plus inquiétantes avec une prédominance accrue des protostrongylidoses. De même, pour les hémoparasitoses, les investigations du terrain associées à celles du laboratoire (étalement sanguin seulement), montrent que l’anaplasmose est la principale, voire la seule hémoparasitose qui touche les caprins dans la zone étudiée.

5. Parasitisme interne chez le poulet beldi (2009). Réalisé par ABDELLAOUI Najib et encadré par les Prs. Berrag & Oukessou.

Résumé : L’objectif de ce travail a été d’étudier la prévalence de différentes espèces de parasites chez le poulet beldi dans la région d’Oulmès et dans la région de Khémisset.

L’étude a été basée sur des enquêtes auprès de 30 foyers au niveau de la région d’oulmès afin de dresser l’état des lieux des principales contraintes au développement de l’élevage du poulet traditionnel et sur des examens coprologiques et des autopsies sur des poulets acquis à différents sites des deux régions. Au total, 30 coproscopies ont été faites et 150 tubes digestifs ont été examinés. Les résultats obtenus ont montré que :

Les principales contraintes au développement de ce secteur sont essentiellement des contraintes sanitaires (absence de prévention des maladies infectieuses et de traitements anthelminthiques).

Sur le plan parasitaire, 4 espèces de cestodes (Raillietina echinobothrida, Raillietina tetragona, Raillietina cesticillus et Davainea proglottina) et 3 espèces de nématodes (Capillaria sp, Heterakis gallinarum et Ascaridia galli)  ont été rencontrées, avec des prévalences variables selon la région. Elle a été de 38,33 %, 31,67 %, 25,85 %, et 13% respectivement pour Raillietina echinobothrida, Raillietina tetragona, Raillietina cesticillus et Davainea proglottina et de 6,67 %, 29,17% et de 20,83% respectivement pour Capillaria sp, Heterakis gallinarum et  Ascaridia galli dans la région de Khémisset. Pour la région d’Oulmès, la prévalence a été de 6,67 %, 10%, 20% et 10% respectivement pour Raillietina echinobothrida, Davainea proglottina, Capillaria sp, et Ascaridia galli.

Ces résultats indiquent que le parasitisme interne constitue une contrainte majeure au développement du poulet d’élevage traditionnel dans les deux régions et imposent la mise en œuvre de stratégies de contrôle.

6. Elevage bovin au niveau de la  Commune Rurale d’Ait Ichou: Situation actuelle et  opportunités de développement (Charaf NAJIM, 2011, Encadrée par Prs. Oukessou et Bouslikhane)Résumé : L’objectif de la présente étude a été de dresser l’état des lieux de l’élevage bovin à l’échelle de la Commune Rurale d’Ait Ichou (Cercle d’Oulmès). Il s’agit notamment d’analyser la structure, le mode de conduite, les performances de production et de reproduction, les principales contraintes sanitaires, les performances de reproduction et de production des troupeaux à travers un échantillon représentatif d’élevages.L’étude a été basée sur des enquêtes par entretien direct auprès de 50 éleveurs dispersés sur tout le territoire de la Commune et complétée par des observations personnelles.Les résultats obtenus ont montré que :- Les élevages bovins sont conduits en mode extensif sur parcours essentiellement forestier qui représente 74% de la superficie totale de la Commune ;- La composante génétique est dominée par la race locale (blonde d’Oulmès- Zaër) mais une tendance à l’amélioration du cheptel par l’introduction de produits croisés est en progression notamment au niveau des zones limitrophes aux Zemmours.- Les cultures fourragères (orge et avoine) sont connaissent un intérêt croissant surtout après la mécanisation des récoltes ;- Le gardiennage des troupeaux est assuré essentiellement par les membres de la famille, notamment durant les périodes des travaux agricoles (labour et moissons) qui sont mieux rémunérés ;- Les bâtiments sont de nature traditionnelle, non spécifiques au bovin et ne répondent pas aux normes d’hygiène ;- La gestion de la reproduction reste traditionnelle, où la lutte n’est pas contrôlée et les vêlages sont étalées sur toute l’année avec, toutefois, un pic entre janvier et mars (70 à 80 %).- Concernant les productions, le lait est en totalité destiné à l’autoconsommation ;- De point de vue sanitaire, le parasitisme, le météorisme et les troubles respiratoires sont de loin les problèmes les plus déclarés par les éleveurs des bovins au niveau de la région. Les traitements sont effectués dans 60 % des cas par l’éleveur lui-même et ce dernier ne fait appel au vétérinaire qu’en cas d’extrême urgence. De même, aucune action prophylactique n’est entreprise chez cette espèce par les éleveurs.Mots clés : Elevage bovin, Commune Rurale d’Ait Ichou, Oulmès, Khémisset, Maroc.

Stage (2010)

Enquête générale de diagnostic sur les avortements et la mortinatalité des caprins dans la Commune Rurale d’Ait Ichou.

Période de l’enquête : du 13/07/2010 au 28/07/2010.                                                                                                                                                         Etude réalisée parAlexis Delabouglise, étudiant vétérinaire Français, ENV Alfort.     Avec la collaboration active de l’Association Amal Ait Ychou pour le Développement Local. Supervisée par :  Les Professeurs Mohammed Bouslikhane & Mohammed Oukessou, IAV Hassan II, Rabat.

7. Particularités pharmacologiques de la dinde locale (Melle YOUNES Hind,  encadrée par OUKESSOU Mohamed).

RESUME : L’objectif du présent travail a été de caractériser les cinétiques plasmatiques de l’enrofloxacine (ENF), du florfénicol (FFC) et de l’albendazole sulfoxyde (ABZ-SO) chez la dinde locale après administration par voie intraveineuse et d’expliquer les résultats obtenus par des paramètres des fonctions hépatique et rénale évaluées respectivement par les clairances de l’antipyrine et de la créatinine. L’ENF, le FFC, ABZ-SO, l’antipyrine et la créatinine ont été utilisés aux doses respectives de 10, 20,10, 25 et 16 mg/kg de PV. Les cinétiques des trois médicaments ont été effectuées sur des groupes de dindes locales adultes, femelles et cliniquement saines issus d’un lot de 24 sujets acquis d’éleveurs à Ait Ichou et Oulmès. Alors que les clairances de l’antipyrine et de la créatinine ont été effectuées sur 5 dindes locales et 5 dindes industrielles âgées de 7 semaines. Les animaux ont été maintenus au sol avec un éclairage naturel et recevaient une alimentation à base d’un aliment composé pour dinde. L’eau a été donnée à volonté. Les prélèvements de sang ont été effectués sur tube héparinés à des temps prédéterminés entre 2min et 24h pour l’ENC, l’ABZ-SO, l’antipyrine et la créatinine, et entre 5min et 24h pour le FFC. Chaque prélèvement a été centrifugé et le plasma récupéré a été stocké à -18 °C jusqu’à l’analyse. Le dosage de ces produits a été effectué par chromatographie liquide à haute performance (HPLC) à l’exception de la créatinine a été analysée par colorimétrie. Les résultats obtenus ont montré que :

Enrofloxacine : Le temps de demi-vie a été de (T½ß) 1,26 ± 0,61 h, l’aire sous la courbe (AUC) de 3,97 ± 1,86 µg.h/ml, le temps moyen de résidence (MRT) de 1,40 ± 0,49 h, le volume de distribution tissulaire (Vss) de 4,37 ±  2,80 l/kg, et la clairance plasmatique (ClB) de 3,27 ± 1,88 ml/min/kg.

Florfénicol : Le temps de demi-vie a été de (T½ß) 1,36 ± 0,73 h, l’aire sous la courbe (AUC) de 35,28 ± 12,118 µg.h/ml, le temps moyen de résidence (MRT) de 1,12 ± 0,398 h, le volume de distribution tissulaire (Vss) de 0,53 ± 0,155 l/kg, et la clairance plasmatique (ClB) de 8,4 ± 2,8 ml/min/kg.

Albendazole sulfoxyde : Le temps de demi-vie a été de (T½ß) 0,97 ± 0,62 h, l’aire sous la courbe (AUC) de  5,02 ± 3,97µg.h/ml, le temps moyen de résidence (MRT) de 0,73 ± 0,5 h, le volume de distribution tissulaire (Vss) de  2,57± 0,72 l/kg, et la clairance plasmatique (ClB) a été de 5,51± 3,82 ml/min/kg. Pour le métabolite de l’albendazole sulfoxyde (ABZ-SO2), l’aire sous la courbe a été en moyenne de 3,62 ± 2,54 µg.h/ml, le temps moyen de résidence de 2,02 ± 1,11h.

Antipyrine: La clairance plasmatique a été de 14,80 ± 8,02 et 10,11± 3,46 ml/min/kg et son volume de distribution (Vss) de 0,65 ± 0,12 et 1,02 ± 0,13 l/kg respectivement chez les dindes locale et industrielle.

Les résultats obtenus montrent que la dinde locale ou beldi présente des particularités pharmacologiques différentes de celles de la dinde industrielle. Ce qui interdit toute extrapolation des doses et délais d’attente entre ces deux volaille et incite à établir des données propres à cette race de dinde afin d’utiliser les médicaments avec un maximum d’efficacité et d’innocuité.

8.  Etat des lieux du bien-être des animaux de travail dans la région d’Ait Ichou, Cercle d’Oulmes, Province de Khemisset (2012). Réalisée par Mlle. Noura AIT LAYDI, encadrée par Prs. Oukessou M & Ouassat M.

RESUME :  L’objectif du présent travail a été de dresser un état des lieux du bien-être chez les animaux de trait à l’échelle de la Commune Rurale d’Ait Ichou relevant administrativement du cercle d’Oulmès.

L’étude  s’est basée sur des enquêtes auprès des propriétaires d’équidés d’une part et sur des observations et examens directs des animaux au niveau de lieux de rassemblements (souks, campagnes de traitements organisées par la SPANA) et à travers le territoire de la Commune d’autre part. Les enquêtes préliminaires ont permis de relever un effectif approximatif des équins de la Commune de 378 têtes répartis en 140 Asins, 113 mulets et 125 chevaux. Cet effectif représenterait environ 75% de l’effectif total estimé à 500.

Une enquête faite auprès de 53 éleveurs propriétaires de 186 équins au total (65 asins, 61 mulets et 60 de l’espèce chevaline), c’est-à-dire plus de 37% de l’effectif total des équidés de la Commune, a permis de relever les principales utilisations des animaux ainsi que l’entretien de ces derniers (alimentation, ferrage, harnachement). Dans une autre partie de notre étude, 45 asins et 45 mulets fréquentant le souk khmiss Ait Ichou ont fait l’objet d’examens pour relever l’état des aplombs, la présence ou non du ferrage, le stade et la localisation des lésions présentes. Les résultats obtenus montrent que :

– La population équine, toutes races confondues, est composée de 48,4 % de mâles et 51,6% de femelles. La majeure partie des mâles sont des asins (25,3%) et de celle des femelles des juments (25,3 %). Alors que la population mulassière, animaux hybrides où les deux sexes assurent les mêmes services, est caractérisée par un sex-ratio très proche de 1 :1.

– L’effectif maximal des animaux fréquentant le souk khmiss hebdomadaire est d’environ 200 têtes, représentée dans sa quasi-totalité par les mulets et les âsins, alors que les juments n’y sont amenées que pour le ferrage ou la monte ;

– L’utilisation de la traction animale pour le battage est en voie de disparition après l’introduction de la batteuse à poste fixe ;

– Pratiquement tous les équins examinés portent des blessures ou des traces de celles-ci ;  – Les harnachements les plus impliqués dans les blessures des asins et du mulet sont : les entraves, la bride (SRIMA) et les sangles ADDIR et LAHZAM de la brdaa;

– Près de 70% des asins portent des blessures au niveau du garrot attribuées à l’utilisation du nghaz ;

– Des signes de sous-alimentation (cachexie) sont très présents chez les mulets et les juments durant la période des labours;

– Les propriétaires n’accordent que très peu d’attention à l’état sanitaire des animaux, et le seul traitement régulier partiqué pour ces derniers est celui effectué par la SPANA de khémisset ;

– Pour le ferrage, seuls les mulets bénéficient de ce soin de façon régulière au cours de l’année en comparaison aux asins dont seuls 65% sont ferrés uniquement des pieds antérieurs ;

– Les défauts d’aplombs sont très fréquents chez les asins et les mulets ;

– La castration des mulets se fait de façon traditionnelle, au feu sans aucune tranquillisation de l’animal ;

– Plus 90% des animaux n’ont pas d’abris durant les saisons été, automne et printemps ;

– La notion de bien-être animal n’est pas encore connue des propriétaires des équidés dans la zone d’étude.

Mots clés : Equidés, traction animale, bien-être animal, Commune Rurale d’Ait Ichou, Maroc.

9.  Prévalence   des  infections  par   les  hémoparasites chez   les  équidés dans la région d’Oulmès.                                 Réalisée par Melle Hajar Elmallas, encadrée par Prs. Sahibi H. & Oukessou M.                                                                                                         RESUME : Notre travail  constitue une contribution à l’étude des infections des équidés par les  hémoparasites (Piroplasmes et Ehrlichia) dans la région d’Oulmès.

L’étude a été faite en deux périodes (automne-hiver et printemps) et a porté sur un total de 281 équidés des trois espèces (Anes, Chevaux et Mulets). Le dépistage des infections chez les animaux a été basé sur des analyses hématologiques (Hématocrites et frottis sanguins).

Les résultats obtenus ont montré que :

L’hématocrite  a été en moyenne de 32,50 et 33,51% respectivement au cours de la période automne-hivers et printemps.

Les résultats obtenus ont révélé l’existence de la piroplasmose équine et de l’Ehrlichiose équine chez ces animaux.

La prévalence de l’infection des animaux par erhlichia equi a été de 86 % au sein de notre échantillon.

L’hématocrite n’est pas corrélée à la présence ou absence d’un hémiparasite.

Les résultats mettent en relief le grand risque auquel les équidés sont confrontés et incitent à continuer cette étude dans diverses régions du royaume pour connaitre la situation épidémiologique  des Hémoparasitoses, ainsi que la dynamique des arthropodes vecteurs, afin de définir une stratégie de lutte appropriée aux conditions du terrain.

Mots clés : Equidés, Babésiose,  Ehrlichiose,  Oulmès .

10. Contribution à l’étude des infections hémoparasitaires chez les caprins à Ait Ichou

Travail effectué par Aurélie Priam, stagiaire de l’Ecole Vétérinaire de Toulouse en France.

Dans son travail, Melle Aurélie a obtenu une forte prévalence des infections des caprins par les hémoparasites du genre Anaplasma justifiant des traitements par de l’Imidocarbe. Elle a également relevé une forte infestation par les tiques vectrices du genre Rhipicephalus.

11. Contribution à l’étude d’un syndrome nerveux chez les ovins au niveau de la commune rurale d’Ait Ichou, Cercle d’Oulmès (2013, Travail effectué Mlle Fatima Zahra BENCHEIKH,  Encardé par Pr. OUKESSOU  & Pr. TLIGUI).

Le présent travail constitue une contribution à l’étude d’un syndrome nerveux et urinaire  d’étiologie inconnue (appelé localement TAGHARA) qui sévit chez les ovins au niveau de la Commune Rurale d’Ait Ichou.

L’étude a été basée sur deux approches. D’une part, des enquêtes auprès des éleveurs de la région, afin de cerner les aspects épidémiologiques et cliniques de la maladie et d’autre part, le suivi des animaux malades (sur le terrain et au laboratoire) par des examens cliniques, des analyses sanguines et urinaires et des explorations fonctionnelles.

Les résultats des enquêtes ont montré que :

– La prévalence de la maladie a été en moyenne de 4,76%, avec 67% des élevages qui avaient une prévalence de moins de 10% alors que seuls 6 % des élevages avaient une prévalence comprise entre 40 et 66% ;

– La moitié des éleveurs interrogés ignorait la cause de la maladie, 10% et 9% attribuaient ce trouble respectivement à des plantes (intoxications végétales) et au froid ;

–  La maladie est apparue essentiellement durant la période des pluies (72% des cas) ;

– L’excitation des animaux a représenté le principal facteur déclenchant des crises chez les animaux malades (68 % des cas). Les crises survenaient chez ceux-ci essentiellement (80% des cas) au moment de la sortie et de l’entrée du troupeau de/à la bergerie ;

– Plus de 50% des animaux atteints ont succombé à la maladie et ce suite aux chutes dans des ravins et la guérison spontanée n’est observée que dans 12 % des cas ;

– Les ovins passaient la majorité de l’année sur les parcours et ne sont que rarement supplémentés. Lorsqu’une complémentation est apportée, elle est le plus souvent axée sur les périodes de lutte (40 % des cas) et d’agnelage (30% des cas) comparé à 10% pendant la période d’apparition de la maladie ;
– La maladie n’a aucune interférence avec la reproduction, atteignant exclusivement des animaux adultes (au moins deux dents adultes) et des deux sexes ;

– Les vétérinaires dans la zone imputaient la maladie à une intoxication végétale mais aucun traitement spécifique n’a été mis au point.

Les résultats des examens cliniques des animaux malades ont montré que :

– Les animaux atteints présentaient le plus souvent des séquelles des chutes subies tels la perte de dents et d’autres traumatismes ;

– Parmi les 5 animaux déclarés malades et mis en observation au laboratoire, seuls trois ont manifesté des crises convulsives (5 secondes à 5 minutes) suite à des excitations ;

– Les crises sont caractérisées par une chute par terre, des mouvements de pédalage,  nystagmus, opisthotonos  et cognement de la tête contre les objets inanimés. A la fin de chaque crise, l’animal se relevait souvent essoufflé.

– Les examens neurologiques n’ont révélé aucune atteinte pouvant être mise en rapport direct avec la maladie en question.

Les examens coprologiques ont montré que les animaux ont été massivement infestés aussi bien par les strongles digestifs que respiratoires mais indemnes de la douve;

Sur le plan des analyses sanguines ; globalement les constantes sanguines mesurées ont été dans les normes de l’espèce ovine sauf  pour un seul animal malade.

– L’essai du dosage de la thiamine dans le sang total n’a montré aucune différence entre les deux lots malade et indemne.

– Les clairances (DFG et le DPR), sont comparables à celles rapportées chez les ovins sains sauf pour un seul animal malade, suspecté affecté d’une atteinte rénale.

– L’hémogramme a été globalement normal ;

Au niveau urinaire : L’urine des animaux malades a été légèrement acide, de plus faible densité et d’aspect transparent en comparaison avec les animaux sains. En outre, une brebis parmi celles malades en observation a développé un syndrome polyurie-polydipsie dont d’origine reste à déterminer.

Sur le plan des analyses chimiques végétales, les teneurs en sulfites et sulfates dans les deux plantes (chêne vert et ciste (C. salvifolius)) sont jugées élevées ;

Sur le plan thérapeutique, trois actes ont été essayés :

– Retrait des animaux de leur milieu d’origine, qui a permis la guérison spontanée de 2 animaux parmi les 5 mis en observation ;

– Traitement à la thiamine qui aurait permis la guérison d’un des animaux malades ;

– Ensemencement par le contenu du rumen prélevé sur des animaux sains qui aurait entraîné la guérison d’un autre animal.

Il a été conclu que la maladie TAGHARA (convulsions ou épilepsies) serait due à une carence en thiamine suite aux interactions des tannins et des sulfures avec cette vitamine.

12.   Contribution à l’étude des contraintes au développement de l’élevage avicole beldi au niveau de la Commune Rurale d’Ait Ichou : Cas des maladies infectieuses (2013, Travail effectué par Mlle Jamila KHREBCH,  Encardé par Pr. OUKESSOU  M. & Dr. NASSIK Saâdia).

L’objectif du présent travail a été de dresser l’état des lieux de l’élevage avicole traditionnel à l’échelle de la Commune rurale Aït Ichou, Cercle d’Oulmès en insistant sur les principales contraintes d’ordre infectieuse dont plus particulièrement la maladie de Newcastle, les mycoplasmoses, les colibacilloses, les salmonelloses et les coccidioses.

Pour atteindre notre objectif, 12 visites étalées sur trois mois (entre 06.02.2013 et le 11.05.2013) et touchant l’ensemble des douars ont été effectuées dans la zone d’étude afin de procéder à des enquêtes auprès des éleveurs et réaliser les prélèvements nécessaires.

Au total, 23 foyers ont été enquêtés, 234 sérums et 209 écouvillons cloacaux ont été testés. Les sérums ont fait l’objet de tests sérologiques pour la détection de Mycoplasma Gallisepticum, Mycoplasme Synoviae et Salmonelle Pullorum, par la technique de l’Agglutination Rapide sur Lame, ainsi que le titrage des anticorps anti-NDV par la méthode d’Inhibition de l’Hémagglutination.

Les écouvillons cloacaux ont été destinés pour l’isolement d’E.Coli et l’estimation de sa pathogénécité, ainsi que l’étude de son degré de sensibilité aux antibiotiques usuels.

Pour la recherche de coccidies, 23 analyses coproscopiques ont été réalisées.

Les résultats des enquête effectuées à l’échelle des 23 foyers de la Commune Rurale ont permis de relever que :

60,87% des exploitations enquêtées sont situées les unes à côté des autres, c’est-à-dire que leurs animaux (volailles) utilisent le même espace.

 En fonction de la période et les douars, l’effectif de différentes espèces avicoles varie entre 5 et 40 individus/foyer.

La composition de la basse-cour au niveau des exploitations enquêtées est très variée mais représentée essentiellement par le poulet (85,53%). Alors que la dinde et la pintade ne représentent respectivement que 9,23% et 5,24%.

L’élevage du poulet est dans la quasi-totalité des cas (80% des exploitations) sous la responsabilité des femmes.

Le mode d’élevage du poulet beldi est caractérisé par des abris rudimentaires voire inexistants (75%), et une alimentation basée essentiellement sur la fouille avec une complémentation sommaire et irrégulière.

Les produits avicoles (animaux et oeufs) sont essentiellement destinés à l’autoconsommation.

La dominance de deux principales pathologies, la maladie de Newcastle, appelée localement Rih, et les ectoparasites représentés par le pou rouge (Dermanyssus gallinae).

Sur le plan thérapeutique, l’élevage traditionnel au niveau de la zone d’étude ne bénéficie d’aucun soin régulier, à l’exception d’une vaccination contre la maladie de Newcastle effectuée dans le cadre de thèses vétérinaires (en 2012 et durant la réalisation du présent travail).

Les résultats sérologiques ont montré que :

Parmi les 234 sérums traités, 131 sérums se sont révélés positifs à M. Gallisepticum et 118 sérums positifs à M. Synoviae, correspondant à une séropositivité respectivement de 55,98% et 50,42%.

Le test d’IHA indique que 57,26% des sérums analysés ont des titres d’anticorps anti-NDV compris entre [0-16].

Sur le total des sérums testés, aucun n’a réagi positivement à Salmonella Pullorum.

Les résultats bactériologiques ont montré que :

Parmi les 209 écouvillons cloacaux traités, 134 prélèvements (64,11%) ont présenté le reflet verdâtre métallique caractéristique d’E.Coli sur le milieu EMB, alors que 75 prélèvements sont avérés négatifs.

Sur 156 cultures bactériologiques d’E.coli, seuls 24 isolements ont présenté le caractère pathogène sur le milieu Gélose au sang.

Les isolats d’E. coli ont manifesté une résistance élevée à la Doxycicline, Sulfa-TMP et l’Amoxicilline, une résistance moyenne à l’Enrofloxacine et la Fosfomycine, une faible résistance pour la Colistine et le Florfenicol et une sensibilité totale à la Gentamicine.     Les études coproscopiques effectuées pour la recherche des coccidies se sont révélées négatives.

Il a été conclu que :

Les Mycoplasmes aviaires et la maladie de Newcastle sont omniprésents dans les élevages avicoles au niveau de la Commune Rurale Aït Ichou. De ce fait, et en absence de programmes de lutte appropriés, le poulet beldi constitue un réservoir potentiel de ces entités pathologiques entravant ainsi le développement de ce secteur au niveau de la région d’Oulmès.

En absence de toute intervention thérapeutique, les colibacilles d’origine poulet beldi expriment une résistance élevée vis-à-vis des antibiotiques d’usage courant en aviculture mais également chez l’homme, à savoir la doxycycline, TMP-Sulfa et l’amoxicilline.

13.  Contribution à l’étude des hémoparasitoses chez les bovins au niveau de la Commune Rurale d’Ait Ichou, Cercle d’Oulmès (2013, Travail réalisé par Kamal ACHAMRAH, Encadré par Pr. SHIBI & Pr. OUKESSOU)

Ce travail s’est intéressé à l’étude des tiques et Des hémoparasitoses transmises par les tiques dans la région d’Ait Ichou durant la période qui s’étend du février à fin mai 2013.

Le travail a comporté deux parties, d’une part des enquêtes avec les éleveurs pour relever leur état des connaissances en matière des tiques et des maladies transmises par les tiques et d’autre part des analyses sur les animaux (collectes des tiques et analyses hématologiques).

Au total 175 prélèvements de sang de différentes races et catégories d’âge ont été analysés  en se basant sur des analyses hématologiques (Hématocrites et frottis sanguins) pour mettre en évidence des infestations dues aux trois hémoparasites : Theileria, Babesia et Anaplasma.

Les résultats obtenus ont révélé l’existence de Theileria annulata, de Babesia bovis et d’Anaplasma marginale chez les bovins de la région d’étude avec des pourcentages respectivement de 19%, 6% et 59%. L’étude a également montré l’existence des coïnfections dues au Theileria-Anaplasma avec un pourcentage de 13,7% et au Theileria-Babesia-Anaplasma avec 1,7%.

La prévalence de l’infection  a été  de 66 % au sein de notre échantillon.

Les résultats de la collecte des tiques ont révélé l’existence de 3 genres avec la dominance de Hyalomma.

Les  enquêtes, réalisées auprès de 22 éleveurs, ont montré que 82% de ces derniers ignorent que les tiques sont les principaux vecteurs des hémoparasitoses.

Les résultats mettent en relief le grand risque auquel les bovins sont confrontés et incitent à continuer cette étude dans diverses régions du Royaume pour mieux connaitre la situation épidémiologique des Hémoparasitoses, ainsi que la dynamique des arthropodes vecteurs, afin de définir une stratégie de lutte appropriée aux conditions du terrain.

Photo prise lors d'une sortie dans la cadre des travaux de thèses vétérinaires des trois étudiants qui ont déjà soutenu leurs travaux et sont actuellement des Docteurs Vétérinaires (M. Oukessou).


 14. Electrification et Développement en Milieu Rural

 Mémoire en cours de réalisation par Melle Myriam OUDDOU de Sciences Po Lyon. Le travail vise à dresser l’état des lieux de l’électrification des ménages et des divers usages de l’énergie par la population et à relever l’impact de l’accès à ce service sur le développement de la zone.